« Petit point sur les travaux sur l’arcoa 600 de WoodyAnecdote: Convoyage/Remorquage Arcachon-La Vigne en hiver »
Published on 13 jan 2009 at 11:36.
4 Comments.
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Woody est décidément une personne qui, malgré son très jeune âge, a intégré bien des choses sur la vie et la manière de faire en sorte de profiter sainement de notre bel environnement … J’vous l’avais dit, un fort potentiel le bonhomme:
” La banalité, c’est un luxe.
Sortir sur le bassin. Y faire quoi?
Rien.

Pour beaucoup, cette réponse n’est pas satisfaisante. Pourquoi dépenser de l’argent pour ne rien faire, alors que ne rien faire devrait être gratuit. En s’abstenant on ne dépense pas. Et puis il faut vraiment être fou pour sortir à cette saison.
Il n’est d’acte gratuit que pour ceux qui donnent un prix à tout ce qu’ils touchent: les objets, les services, le temps, l’amour. Ceux là parlent de salaire et de rémunération, prononpossessivent leurs produits d’entretien, et parlent de la réussite prévisible de leur progéniture géniale et extraordinaire à la première personne du pluriel. Vulgarité et mauvais goût sans complexe assuré. Pour les autres, la seule unité est celle des jours qui passent. Il n’est rien que l’on posséde que le temps ne nous reprendra. Nous ne sommes que des détenteurs à titre bien précaire.
Ne pas faire c’est encore faire “ne rien”. Ne rien, voilà un beau nom pour un bateau, mais on n’y pense jamais au moment de le baptiser.

Plus original que le latin?
Avec Xavier nous avions décidé de ne rien faire, et nous avions choisi des fruits de mer pour accompagner cette inaction.
Ce “ne rien” se goutte pleinement lorsque l’on revient au travail. Lorsqu’il est perdu.
Quel bonheur d’avoir froid aux pieds. Je sais qu’en ces temps de crise, il n’est pas de très bon ton de le dire; mais tout de même. L’humidité c’est terrible. Elle traverse tout, surtout les chaussettes, et si l’on a pas les pieds sous des couches de couvertures on a froid. Mais quel bonheur de faire ce choix, lorsque la facilité incite à la chaleur!
Parce qu’avoir froid aux pieds, c’est être ici, sur le bassin, à côté des cabanes…
Banal. Le 30 décembre.
Après quelques dégustations liquoreuses nous avons décidé d’aller à la conquête du coucher de soleil d’Arguin. Là encore, le chemin est habituel. Sans difficulté.
La mer d’hiver est formée. Pas vraiment des vagues, mais le bassin à cette saison n’a rien à voir avec ce qu’il est l’été. Pas de bateau. Et surtout… Pas de jet-ski! L’eau est à 5 degrés, c’est le prix à payer pour avoir la paix.
Les vols de canards produisent un son extraordinaire. Le soir, et l’instant magique arrivent.
C’est banal. C’est tous les soirs.
Et pourtant, c’est beau.
Cette fois il fait véritablement froid. L’humidité nous atteint jusque sous nos gants (épaisseur 3.5). Le vent vient de se lever.
Nous n’avons rien fait de notre journée; nous avons juste pris le temps.
C’est peut-être banal, mais j’aime quand la vie ressemble à cela; parce que le temps que l’on gagne vraiment, c’est celui que l’on sait perdre en chemin. “
Moi je dis… respect !
Et encore, si vous aviez connaissance de son projet … bientôt dès que nous aurons fait des essais!
Hélène on 13 jan 2009 at 22:30: 1
Moi aussi je dis respect; merci woody pour ton témoignage : ça vaut tous les voeux de “bonne année” du monde ça non ? Surtout la “morale de l’histoire” : le temps que l’on gagne vraiment, c’est celui que l’on sait perdre en chemin.
Moi qui redoute le temps qui passe, par dessus tout, ça me fait voir les choses autrement ! Merci !
admin on 20 jan 2009 at 3:08: 2
Voici, un petit complément envoyé par mail par Woody, alors qu’il s’impatientait de la mise en ligne de sa profession de foi. J’ajouterai les photos dans ce commentaire plus tard.
“En effet je trépignais, et comme je te le montrerai dans un autre message, Tatiana avait avec elle son ordinateur dans le bateau, et surveillait ton site…
Cela fera l’objet d’un autre message!
L’un des moments les plus précieux de la vie d’étudiant est celui des examens. Non pas que ces journées passées dans la confidentialité d’un bureau soient particulièrement enthousiasmantes, mais la réussite de chaque matière conditionne notre réussite globale, générale, finale. La réussite d’une vie même! Trouver un bon métier grâce à un bon diplôme, une femme qui sera séduite par toutes les promesses d’un emploi sûr, avoir un chien, acheter une maison à crédit et se multiplier : deux enfants virgule deux. Le standard quoi. Tout cela, dans une copie de deux pages…
J’ai une pensée émue en ces temps de révision pour tous ceux qui vont jouer leur morceau d’année en quelques épreuves.
Nous mettons beaucoup de coeur pour rendre des copies que nous espérons parfaites… perfection souvent relative. Or si nous savons tous à peu près comment se passent les révisions, comment se déroulent les examens, comment sont publiés les résultats, nous savons moins en général l’histoire de la correction de nos copies.
Un mystère plane pour la plupart des étudiants. Que se passe t-il dans la tête d’un correcteur? Imaginations, fantasmes, légendes se mêlent.
Cette année, j’ai eu l’occasion de passer de l’autre côté de la barrière, et de devenir à mon tour un correcteur. En souvenir j’ai décidé de “faire la transparence”, qui est une revendication très à la mode chez les journalistes, sur l’histoire de mes copies.
Une fin de semaine comme les voileux les détestent. Un temps pourri. Pas de vent. Du soleil. Une mer d’huile. Un grand bonheur pourtant.
Je me suis ancré, sans grande originalité, à l’est de l’île aux oiseaux.
Dans un premier temps, élaboration d’un barême de correction (après un casse croûte qui fera sans doute l’objet d’un autre post!). Cette étape réalisée, je me suis livrée à l’exercice, souvent laborieux de la lecture d’une prose plus ou moins assurée. Au détour d’une ligne l’on voit parfois poindre des essais de séduction, un espoir de persuasion. Certaines étudiantes plaident au travers de leur vocabulaire pour un besoin de sécurité, lorsque d’autres se fixent sur des question matérielles. Dans certain cas c’est de la dérision avec de pertinentes formulations du genre “nous allons tenter d’expliquer”… La démonstration s’arrêtant souvent à la tentative! La palme sera décernée pour le moment à un étudiant ayant décidé d’exposer les “tenents et les aboutissants de la conbustion dans les cheminé” (sic). La matière pour ainsi dire ne s’y prétait pas vraiment.
Je suis resté assez de temps pour assister le samedi et le dimanche au levé de lune, et tu en conviendras les photos le montrent : le bassin mérite que l’on s’intéresse à lui même en hiver.
Je voulais signaler ce qui n’a pas pris l’allure d’un incident, mais plutôt d’un désagrément.
Dimanche après midi, nous avons eu le déplaisir d’être rejoint du côté de l’île aux oiseaux par un bateau de type Yacht (environ 20 mètres). Il y avait autour de moi environ six bateau. Nous avons tous été scandalisé par le comportement irrespectueux des utilisateurs. Le bateau est arrivé à grande vitesse précédé du bruit sourd des moteurs lancés à pleine puissance, ce qui en soit est une nuisance relative, mais qui, lorsque le bateau fait cette taille génére une vague digne d’une lame de fond.
Après avoir tout remis en ordre dans ma cabine (j’exagère à peine), le yacht a tourné. Jusque là nous n’entendions pas, à cause du vent, la musique façon discothèque d’adeptes du tunning.
C’est à ce moment que certains plaisanciers excédés ont commencé à désigner les troubles dimanche par des mots allant champ lexical du pêché sodomite, à celui du proxénétisme incestueux.
Sans doute le propriétaire de ce bateau a t-il favorisé l’élection d’un représentant du peuple appelant à sanctionner de plus en plus sévérement les actes d’incivilté. Je voudrais dire que les actes d’incivilité ne sont pas que le fait de jeunes à casquette fumant des produits réprouvés par la morale publique dans des cages d’escalier, ils peuvent aussi être le fait de jeunes à polo buvant des vins millésimés sur le bateau de papa.
La justice privé est réprouvée dans une société démocratique, ce qui explique le fait que, personne dimanche n’a tiré de fusée de détresse en direction de ce bateau pour y mettre le feu. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui manquait!”
Woody on 21 jan 2009 at 9:26: 3
J’ai retenu la leçon;je me tempère!
admin on 21 jan 2009 at 21:03: 4
Surtout pas malheureux!!!! On veut que tu continues!
Bonne soirée