Carte postale épicurienne d’une mi-avril sur le Bassin

Published on 8 mai 2009 at 10:18. No Comments.
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Nouvel épisode des chroniques de Woody, l’arcoaphilosophe en 600 du Bassin. Il s’agit là d’une session s’étant déroulée mi-avril 2009, avec son disciple Xavier en 450:

…compte rendu de notre aventure de la semaine dernière.

Samedi, nous nous sommes donnés rendez-vous en début d’après midi. Xavier doit mettre son bateau à l’eau pour quelques jours. Il y avait tellement longtemps : une certaine impatience se lisait dans son regard. Rapidement nous défaisons les sangles, et au passage Xavier me fait remarquer les modifications qu’il a apporté cet hiver. Il a consolidé le tableau arrière. Sur celui-ci il a peint à la main le nom de son bateau. Un véritable travail d’artiste. Nous n’en doutions pas.

Le bateau mis à l’eau, nous nous dirigeons vers le sud. Il est question de procéder à l’escalade de la dune. Nous le faisons rarement, et cette journée ensoleillée nous y encourage.

L’approche se fait avec précaution, d’autant plus que le sol est plutôt plat à cet endroit. Xavier vient nous chercher dans mon bateau.

Nous laissons Neovida s’échouer, et nous entamons l’escalade de la dune. La morale de cette histoire : la dune semble plus plate de loin que de près!

La seconde morale de cette histoire : descendre la dune est scandaleusement plus facile que de monter. A notre retour les vagues sont plus grosses. Il est difficile d’approcher de mon bateau, et je décide de ne pas transborder les passagers. Il sera temps de le faire lorsque nous serons au banc d’Arguin.

Nous en profitons pour nous promener sur cette étendue gigantesque en compagnie des sternes piallantes et criantes. Un huîtrier pie vient nous saluer. Nous photographions une méduse. Le soleil baisse sur l’horizon, et il faut rentrer. Tout le monde se réfugie dans la cabine. Les vagues ont encore un peu augmenté. Le retour sera plus confortable au sec, entre la chaleur du volvo-penta et le contenu frais de la glacière. La nuit est maintenant là, et nous remontons tranquillement la passe sud : face au vent… et aux vagues. Puis les bancs de sable du Pyla et du Mouleau. Elles grossissent au fur et à mesure que l’on s’expose. Les bateaux passent les vagues sans aucun souci, même si le 450, léger sans passager, “danse” plus que le 600 sur les crêtes. Nous croisons la vedette de la SNSM et son projecteur. Elle se dirige vers le sud. Bientôt les lumières du port sont en vue. Les vêtements de protection n’étaient pas de trop, mais il ne fait décidément pas froid ce soir. Xavier est euphorique lorsque nous amarrons les bateaux. Demain nous projetons de partir passer quelques jours à l’île aux oiseaux.

Belle carte postale illustrée pour cette période non encore printanière… Merci Woody!

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